20 octobre 2009
Epilogue
Voilà le ptitour touche à sa fin....Sophie est déjà rentrée, Justine aussi avec un magnifique surf acheté à Rio dont elle a accepté de s’encombrer pour me rendre service (encore merci Rustine).
Avec MONSIEUR Lamazou
Je prolonge l’aventure d’une quinzaine de jours. J’entreprends un court périple vers Récife puis Porto de Galhinas où je rencontre 3 Ch’tis évidemment très sympathiques, respectivement experts en foot, chocolat, gastronomie et dégustation de capinrinha .
J’entreprends mon retour vers le sud et Rio en leur compagnie, on se sépare à Salvador après 20h de bus mais on s’est fixé un rdv au Maracana pour voir le Flamengo contre le SC Corinthians l’équipe de Ronaldo, grosse ambiance garantie).
Survol de RIO et du mythique Maracana...
Une nouvelle nuit de bus me permet de rejoindre Arial d’Adjuda ou je m’installe dans la pension de Marc et Ajuma.
Je commence la découverte de ce petit village par une promenade sur une magnifique plage.
Après la baignade, j’ai un peu froid, c’est normal je suis fatigué après ces heures de bus. Bon évidemment, je suis le seul en sweat et jeans sur la plage, au milieu des moules bites et des strings, je claque des dents en rentrant à la pension.
4 jours durant, des pics de fièvre me clouent au lit , je suis bien secoué et la trousse à pharmacie est avec Sophie….en France. Au dispensaire local, on prend ma tension et…..rien d’autre. A la pension un jeune couple d’Israéliens, adeptes du yoga, me profère des soins à base de thés et de plantes…
Un nouveau pic de fièvre me décide à me rendre au plus vite, péniblement, à l’hôpital public de Porto Seguro. Je suis accompagné par une très gentille québécoise qui loge aussi à la pension et m’aide dans ce périple d’une heure ou il faut alterner entre bus et traversée en bateau..
ye sui madadeeuh...
Personne n’étant disponible pour la prise de sang en cette fin de week end, je retente ma chance seul le lendemain. Après 3 heures d’attente, une infirmière m’indique qu’ils vont me garder en observation. Je suis un peu désemparé, je n’avais pas prévu cette éventualité et je ne sais toujours pas ce dont je souffre. Je passe une 1er nuit en salle d’observation, le lendemain matin j’ai faim, je ne quasiment rien avalé depuis 4 jours, mais je dois jeûner pour l’échographie après laquelle le médecin m’assène son diagnostic : « hepatiche….hépatiche B », qui me terrifie.
En fait, cette « hepatiche B » est virale, mes plaquettes de sang ont considérablement chutées suite à la dengue qu’un moustique ma inoculé une dizaine de jours auparavant.
6 jours de repos et d’observation seront nécessaires pour que les plaquettes remontent à un niveau suffisant pour quitter l’hôpital.
6 jours d’ennui intense, de brèves échanges avec les autres malades, de courtes balades dans les couloirs avec mon amie la perfusion, d’observation par la fenêtre des rues gorgées de vie et de soleil, de matinées à prier avec les missionnaires des églises évangélistes en tous genres (c’est toujours mieux que de ne rien faire) .
Pourtant je garde déjà un bon souvenir de cet hôpital perdu dans l’immense état de Bahia. Ce bout d’humanité où les infirmières se tiennent éveillées au son de musiques rythmées, où les malades se voient servir un jus de goyave ou de mangue frais au petit déjeuner, où l’on est triste de voir partir le petit français qui n’avait rien à faire là.
Et puis tout s’accélère. Sophie a prévenu l’assurance, le consul local est passé prendre de mes nouvelles. Après des dizaines de coup de fil compliqués car personne ne parle anglais dans cet établissement, on m’annonce ma sortie. Puis tout va très vite, 3 avions me catapultent à Sao Paulo, Paris et enfin Brest.
C’est la fin du ptitour et les retrouvailles émouvantes avec Sophie et la famille.
un sympathique comité d'accueil à l'aéroport de Brest
.
Le ptitour reste une expérience fantastique et inoubliable. Une année
où se succèdent, les émotions, les beaux paysages et surtout les
rencontres. Un grand merci à tous ceux dont on a croisé la route et à tous ceux qui ont suivi nos aventures.
20 septembre 2009
Ultime étape: RIO DE JANEIRO
Du vendredi 24 au lundi 27 juillet 2009 : « Si tu vas à Rio…n’oublies pas de monter là-haut »
Nous débarquons dans l’aéroport situé en plein cœur de la ville. Rio nous accueille sous un lever de soleil rose et magnifique.
Nous partons à la recherche du musée d’art contemporain dessiné par le plus célèbre des architectes brésiliens : Oscar Niemeyer. On croirait une soucoupe posée là par hasard.
L’intérieur n’est pas très grand, on y voit quelques œuvres intéressantes.
Malgré la fatigue, nous trouvons la force de sortir dans le quartier le plus fameux de Rio pour ses soirées enflammées, Lapa, où nous logeons. Il y a effectivement beaucoup d’oiseaux de nuit, beaucoup de boîtes à la musique trop forte, et dehors, des groupes qui jouent des percussions avec un public qui danse sous la pluie.
Nous empruntons un petit tramway pour visiter Santa Theresa, un coin très bobo de Rio.
Scènes de rue
Notre « couch surfeuse », Raquel, qui a accepté de nous accueillir deux nuits, vient nous chercher pour nous amener à l’autre bout de Rio où elle habite. Le soir, elle nous amène à une fête où ont été conviés les amis, la famille, les voisins. Chacun a rapporté un bon petit plat. Justine et moi en profitons pour goûter à toutes les spécialités culinaires du pays.
Le dimanche,nous allons sur la plus célèbre des plages, Copacabana, où des milliers de brésiliens viennent se balader, courir, faire du roller, jouer au volley, se baigner, etc. Il fait bon vivre au Brésil.
Promenade de Copacabana
Pour terminer en beauté, lundi, nous montons au sommet du pain de sucre d’où nous avons un panorama sur la baie de Rio, avec ses buildings, ses bidons-ville, ses plages infinies et le « monte cristo » qui nous ouvre les bras au loin.
En haut à droite, on aperçoit le Monte Cristo au loin.
Vers Ipanema (la plage qui a donné son nom à la fameuse chanson « The girl of Ipanema »), nous dénichons un beau surf pour Philippe que Justine est chargée de ramener à Morlaix.
Ciao Rio...
Lundi soir, arrive le grand départ. Je laisse Justine qui est à Rio pour une nuit encore et embarque pour London, d’où je rejoindrai, enfin, notre Bretagne natale.
11 septembre 2009
un mardi soir de juillet a Bahia
Du mercredi 21 au jeudi 23 juillet 2009 : au rythme de Salvador
Nous dénichons un hôtel très central avec vue sur tout Salvador et son port, tenu par un jeune français. Arrivés un mardi, nous assistons à la soirée de fête hebdomadaire, durant laquelle de nombreux groupes se produisent dans la ville. Nous suivons plusieurs fanfares qui déambulent tambours battants dans les rues pavées, emportant sur leur chemin tous les promeneurs croisés. L’ambiance est plus folle qu’à toutes les fêtes de la musique, les groupes et le public dansent et chantent à un rythme que nous ne parvenons à suivre. Partout la musique résonne, les gens rient et s’enlacent le temps d’un refrain.
Le Brésil est un pays à part, à la croisée de l’Amérique et de l’Afrique, le pays des extrêmes, dangereux, chaleureux, bruyant, débordant de VIE.
Alors que nous nous promenons tranquillement dans un quartier conseillé par notre guide du routard, des policiers nous abordent pour nous dire qu’il n’est pas prudent de rester par là, que nous devons rapidement retourner dans le centre historique quadrillé par leurs équipes. Nous obéissons, un peu frustrés d’être cantonnés aux zones pour touristes,mais conscients qu’il ne vaut mieux pas tenter le diable.
Nous croisons une réunion de quartier autour de la poésie où nous sommes accueillis à bras ouverts par des gens charmants et des enfants qui réalisent de superbes tatouages à la peinture gouache sur les bras de Justine et Philippe.
On boit quelques caïpirinhas dans un bar où un homme en armure vient s’abreuver comme tout le monde, il s’agit en fait d’une performance (artistique).
Le dernier jour, on va sur la plage de Barra, bondée un jeudi d’hiver, peuplée de brésiliennes en string et de brésiliens aux corps grecs.
Bientôt, Justine et moi devons prendre l’avion pour Rio. Avant de partir, on déguste tous les trois une mocheca de langouste en terrasse. On se quitte la gorge un peu serrée,car c’était la dernière soirée du voyage que l’on passait ensemble.
01 septembre 2009
Brazil en route vers Bahia
Mercredi 15 - jeudi 23 juillet 2009 : voyage à trois.
Un mercredi matin, alors que Justine et moi vaguions
a nos occupations, nous voyons débarquer Philippe dans notre chambre !
Après un long voyage en avion et multiples bus, il nous avez trouvé
dans cette petite ville d’Itacaré. Heureux de se retrouver, on profita à nouveau des
belles plages et vagues du coin, malgré quelques averses éparses. Sur
les conseils d’un pécheur, on alla manger " chez " une dame dont le
salon se transforme de temps a autres en petit restaurant bien
authentique.
Un peu lassés du farniente, on décide de passer à
l’action, nous nous inscrivons à une sortie rafting. Pas de chance, la
pluie nous arrose une bonne partie de la journée. Nous sommes les seuls
étrangers du groupe. Nous ne comprenons donc pas un mot des consignes,
mais la descente des rapides se passe bien, on ne contrôle pas grand
chose en réalité ! On fait l’expérience de la bonne humeur des
brésiliens qui ne manquent pas une occasion de s’amuser et rigoler.
Philippe et Justine me forcent à réaliser un saut de
plusieurs mètres dans le vide, certes deux fois plus petit que le leur,
mais très haut quand même… Comme cela ne leur a pas suffi, nous
achevons par une tyrolienne (très très haute !). Le temps passant, nous devons poursuivre notre
remontée de la côte jusqu’à Salvador. Sur la route on passe quelques
jours très agréables sur l’île Morro de Sao Paulo : magnifique. Aucun
véhicule motorisé sur l’île.
A la sortie du bateau, plusieurs porteurs
a brouettes nous proposent leur service pour nous acheminer vers
l’hôtel d’un de leurs nombreux amigos.
Les paysages sont superbes,
l’ambiance très détendue, la mer chaude…c’est le bonheur. Philippe
surfe, tandis que Justine et moi le regardons de la plage en sirotant
une coco. Le soir, de nombreux petits stands proposent toutes sortes de
cocktails exotiques avec du jus de cacao ou encore une combinaison
fraise-ananas-cocofraise-ananas-coco (mêlés a toutes ces saveurs, l’alcool se fait
facilement oublier, c’est la piège).
Notre chambre n’est pas formidable mais l’hôtel est
sympa. Nous pouvons cuisiner un peu par nous-mêmes, ce que nous
apprécions beaucoup, car il faut avouer qu’au bout d’un moment le
restaurant peut devenir lassant (c’est long d’attendre et parfois
pénible de pas manger exactement que l’on voudrait).
Nous embarquons tous les trois sur un petit canoë
pour voir l’îlot d’en face. Philippe et Justine ligués contre moi,
décide de me faire tomber du canoë, " pour rire ". Pas très habiles,
c’est tout le bateau qui bascule, nous trois avec !
C’est avec regret que nous quittons Morro sous un soleil déclinant, direction la célèbre Salvador de Bahia.
26 août 2009
et pendant ce temps là en Equateur....
Du 23 juin au 5 juillet
Je quitte Banos vers 12h avec un VTT de loc et un petit sac sur le dos en direction de Puyo a 65 km plus a l'ouest aux abords de la foret équatoriale. Le paysage est superbe et de grandes cascades se succèdent le long de la route.
A 20km de Puyo je me fais surprendre par une averse , je bifurque pour me mettre a l'abri, saute un trottoir et explose le pneu arrière du vélo...je n'ai rien prévu pour réparer.
a l'abri de la pluie
Après quelques km de marche sous la pluie, un pick up me prend en stop et j'atteins Puyo à la nuit tombée trempé comme une soupe. A la gare routière, je réexpédie le vélo en direction de Banos et me trouve un petit hôtel ou je peux me remettre de cette éprouvante balade. Le lendemain , je rejoins Tena après 3h de bus, puis le terminal des pirogues (1h de route) et enfin les cabanes de Nambiiki situées sur les berges du Rio Napo un affluent de l'amazone .
le terminal des pirogues de Tena
Ce projet ecotouristique créé par un indien Kichwas porte sur la protection, le respect et l'apprentissage des connaissances de la forêt AmazonienneAmazonienne et de la culture ancestrale de ses habitants.
http://www.amazanga.org/intro_cab.html
Je suis très bien accueilli par Raoul le fils du propriétaire et Paulina une stagiaire française.
ma camarade de chambre
Des le lendemain, je parcours le rio Napo en pirogue a la découverte des animaux et des pièges élaborés par les indiens pour leur capture. Le soir, une petite baignade est improvisée dans le rio.
Le lendemain, accompagné d'un guide indien, je pénètre dans la foret et découvre certains de ses secrets. En fin de journée, nous dégustons la chicha ( à base de yucca fermentée) préparée par une jeune indienne.
Je quitte les cabanes le soir même, après une étape a Banos pour récupérer mon fardeau de 20kg, je gagne Cuenca, une charmante cite, capitale du montecristo.
En direction de la frontière péruvienne, je parcours un superbe paysage de montagnes, puis a l'approche de la cote pacifique des champs de bananiers a perte de vue. Je passe le poste frontière équatorien sans difficulté, puis je me rends en taxi au poste péruvien ou deux malfrats tentent par des combines foireuses de m'échanger des dollars contre de faux billets . Je résiste, mais gros coup de flip quand même lorsque ils me déposent dans une ruelle isolée de Thumbes la ville frontalière.
Quelques instants plus tard, je me remets de mes émotions en contemplant les paysages de la panaméricaine qui défilent sous mes yeux, 18 h de bus m'attendent pour gagner Lima.
02 août 2009
Retrouvailles au Brazil
Jeudi 25 juin-mardi 14 juillet 2009: retrouvailles avec Justine.
Apres un eprouvant voyage (30h de bus+avion de nuit), je retrouve comme prevu Justine a l’aeroport de Sao Paulo. On passe du temps a papoter pour rattrapper le temps perdu, ca fait du bien de se retrouver.
Nous passons deux nuits chez des couch surfeurs sympa et tres urbains, le temps d’avoir un apercu de Sao Paulo, centre economique du Bresil. La ville ressemble a toute grande ville moderne avec son lot de buildings, de grands magasins et d’embouteillages.
Daniel et Claudia, nos hôtes bresiliens.
Visite de l'expo de Titouan Lamazou sur les femmes du monde.
On decide de remonter rapidement vers le nord, le long de la cote, pour fuir la pluie qui arrive.
Nos premieres escales sont plutot decevantes: Guarapari avec sa plage bordee de buildings, Anchieta, desertee a cette époque de l’annee, et Vitoria que l’on decouvre sous un climat brestois, un dimanche qui plus est…
Guarapari sous la grisaille.
Le joli port de Anchieta.
Le mois de juillet, correspond a l’hiver au Bresil, les temperatures oscillent autour des 20 degres dans le sud du pays, ce qui explique que certaines stations balneaires soient vides a cette periode.
On ne se decourage pas et remontons davantage au nord ou il devrait faire meilleur. Cette fois on decouvre un village charmant et colore, situe a "flanc" de dunes: Itaunas. Nous y faisons la rencontre d’un des rares tourites presents, Hisham, prof a Paris qui part deux mois en voyage chaque ete.
En attendant le bus pour Itaunas...
Dans le bus...
Pour la premiere fois, on profite vraiment de la plage, on boit notre premiere caipirhina (sorte de ty-punch fait avec de la cachaca, l’alcool national) et on goute a la specialite culinaire, la mocheca (sorte de bouillabaisse).
Sur les dunes de Itaunas.
Premieres caipirinhas.
La mocheca, plat traditionnel de la region de Bahia.
On poursuit notre route avec Hisham jusque Porto Seguro. L’endroit est plus frequente, surtout par les bresiliens qui ont un peu de vacances en juillet.
Petite rue coloree de Porto Seguro.
La plage n’est pas tres belle, mais la ville est animee. Une caipirinha, puis une autre nous menent dans la boite du coin. Pas de DJ, mais des chanteurs se succedent sur scene, produisant des morceaux bresiliens qui se ressemblent tous un peu. Comme tout le monde, nous tentons de suivre les pas des choreographies des danseurs qui accompagnent chaque chanteur.
A Porto Seguro, nous preferons Aarial d’Ajuda qui se situe juste en face. Il s’agit d’un petit village adorable qui surplombe des plages de sable blanc et une mer turquoise.
Bresiliens et bresiliennes sur les plages d'Aarial d'Ajuda.
Nous passons un jour a dorer sur les belles "praias" d’Itacare, en attendant que Philippe nous rejoigne.









































































































